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Au mois d’août 2015, le quotidien britannique The Guardian a publié un classement intéressant, pittoresque et forcément subjectif de ce qu’il considère être les cents meilleurs romans de tous les temps. La particularité est, en l’occurrence, qu’il s’agit évidemment et exclusivement des publications faites par des auteurs de langue anglaise, quelle que soit leur nationalité ou leur origine et quelle que soit l’époque.

Cette deuxième partie va de la charnière entre dix-neuvième et vingtième siècle, avec The Sign of the Four (26) d’Arthur Conan Doyle (1890), et s’étend jusqu’en 1925 et Mrs.Dalloway (50) de Virginia Woolf. 

Le nouveau roman de Graham Swift, Mothering Sunday, A Romance est un objet de navigation permanente entre passé et présent, entre roman et nouvelle littéraire (132 pages), entre récit à la troisième personne et point de vue omniscient intrusif, entre aristocratie et classe ouvrière et entre guerre et paix. Le résultat est prodigieux, d’une part par le style vif, léger et d’une ironie mordante (la marque de fabrique de Graham Swift), et par la saisissante mise en scène en flashbacks qui émaillent le récit.