La collection « Libre cours » aux Presses universitaires de Vincennes a édité plusieurs titres. Destinée en priorité aux étudiants par sa facture (synthèse sur des questions, des auteurs, des problématiques) et son prix, elle veut aussi offrir à un « public curieux et cultivé, un état du savoir actuel sur des questions essentielles dans diverses disciplines ». Un de ses derniers titres est l’ouvrage incitatif de Violaine Houdart-Merot, La création littéraire à l’Université, l’occasion d’un grand entretien avec son auteure.

L’Algérie fut à la une… pour le meilleur et pour le pire… après octobre 1988 et l’arrêt du processus électoral de janvier 1992. Vivant alors une nouvelle rupture tragique, cette ancienne colonie, présente, même dans l’invisibilité, dans la vie et la mémoire de nombre de Français, entamait la traversée d’années noires. C’est justement à ces années que se mesure Tristan Leperlier dans son ouvrage récent, Algérie, les écrivains de la décennie noire, aux éd. du CNRS. Libre échange entre une lecture et un auteur.

Benaouda Lebdaï, professeur émérite de l’Université du Mans, spécialiste des littératures africaines coloniales et postcoloniales, a répondu à quelques-unes de nos questions à propos de Winnie Mandela, femme hors normes, icône et figure controversée, à l’occasion de la parution de son livre, Winnie Mandela. Le mythe et la réalité chez Casbah éditions.

Connu dans les milieux algérois dès la publication de son premier recueil, Argo (1983) puis le roman Baya en 1988 (réédité en novembre 2018 aux éditions Bleu Autour), Aziz Chouaki est certainement l’écrivain algérien le plus inclassable. Sa pièce la plus récente, Nénesse (2017, éd. Les Cygnes), brocarde âprement homophobie, racisme et antisémitisme, farce tragique de notre monde contemporain. Il a aussi écrit deux pièces qui touchent à des actualités brûlantes : les migrants et les soldats coloniaux de la Grande Guerre.

Du 26 au 28 septembre dernier se tenait à Orléans le premier Parlement des écrivaines francophones, à l’initiative de l’écrivaine tunisienne Fawzia Zouari. L’événement a rassemblé une centaine d’écrivaines venues du monde entier. Entretien avec Evelyne Trouillot, dont nous publions le texte intégral de son intervention lors de la plénière.

Deux romancières publient en cette rentrée, chez l’éditeur algérois bien connu, Barzakh des romans tout à fait différents. Amira-Géhanne Khalfallah livre son premier roman, Le Naufrage de La Lune ; Maïssa Bey, écrivain connue et reconnue, sa onzième fiction, Nulle autre voix. Deux fictions en langue française qui ne se ressemblent en aucune façon et manifestent ainsi la diversité du roman algérien et plus spécifiquement, de l’écriture des femmes. Signalons que toutes deux seront à l’honneur au 18è Salon international du livre d’Alger fin octobre-début novembre.

Je suis quelqu’un d’Aminata Aïdara offre ce que l’on attend souvent d’une œuvre : prendre un détour ludique et métaphorique pour déployer des motifs comme l’histoire familiale, le métissage, le racisme qui interpellent nos sociétés. Par la fiction, elle nous plonge conjointement dans le plaisir et la réflexion essaimant du savoir sans leçon, sur des sujets familiers.

Dans les années 70, elle pensait qu’il fallait dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir : « On devait pouvoir créer une littérature qui reflète simplement notre manière d’être, qui soit un miroir de notre âme et de notre culture ». En mars 2018, les éditions Le Serpent à plumes ont eu l’heureuse initiative d’éditer le huitième roman d’Aminata Sow Fall, L’Empire du mensonge, déjà publié, en 2017 au Sénégal chez CEAC/Khoudia.

Pour les moins endurants à 1300 pages de lettres… et qui ont une certaine curiosité pour la relation amoureuse d’Albert Camus et Maria Casarès, le roman de Florence M.-Forsythe, Tu me vertiges (Le Passeur, 2017) vient de paraître en collection de poche en 2018…