On peut vivre au Canada ou le visiter sans rencontrer trace des Premières Nations. Le plus visible, ce sont les bibelots en série dans les magasins de souvenirs, pirogues ou poupées indiennes entre autres colifichets. Pourtant il suffit de s’arrêter dans une librairie pour trouver plus d’un livre qui nous informe, nous enchante ou nous bouleverse.

Les questions portées par le mouvement LGBT sont étrangement absentes de la campagne électorale autant que des discours médiatiques. En même temps, les thèmes LGBT reviennent en force dans la bouche des opposants à l’égalité des droits, qu’il s’agisse de certains politiques ou de mouvements réactionnaires ayant émergé à la faveur de la légalisation du mariage pour tous.

Sagalovitsch1

Dans le premier volume de la saga Sagalovitsch, Simon partait Loin de quoi, dans un « Canada de cocagne », direction Vancouver : « Trente et un an. Un âge bâtard. Un âge qui ne veut rien dire. Comme le numéro trois dans une équipe de foot ». Un océan entre lui et sa mère, lui et la France antisémite. Loin de quoi ? le point d’interrogation avait son importance : peut-on réellement (se) fuir, laisser derrière soi sa « félicité toute zelignienne » (comprenez dépression chronique), sa judéité, son hypocondrie ? Non, sans doute. Difficile pourtant d’aller plus loin :

« Après c’était le Pacifique, et puis après c’était quoi déjà ? Le Japon, l’Australie, la Russie ? Enfin, après c’était loin ».

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Non, ne vous moquez pas. Vous avez toutes et tous un jour fredonné Call Me Maybe dans la rue sur vos lecteurs MP3 en simulant le téléphone avec votre main, provoquant peut être quelques sourires auprès des passants ayant croisé votre chemin — oui, c’est du vécu. Avouez également !

Le produit Carly Rae Jepsen a le mérite de poser au moins une question : Comment un artiste peut il poursuivre sa carrière après un tube aussi écrasant et omniprésent que Call Me Maybe ?