Ce qui t’appartient, premier roman de Garth Greenwell est de ces textes qui résistent à la critique tant ils reposent sur une atmosphère davantage que sur une histoire, tant ils séduisent par l’univers singulier qu’ils construisent. Il y a pourtant une histoire, celle d’un professeur américain qui réside à Sofia pour enseigner à l’American College, d’un homme en exil de son pays mais pas de lui-même, entravé dans son désir, ses angoisses, sa peur. « Nous désirons toujours trop ou pas assez, et le reste n’est que compensation ».

« Amélia avait tenté sa chance elle aussi dans ce nouveau Far West qu’étaient les Balkans à peine pacifiés. »

Cette phrase de Jakuta Alikazovic dans son troublant roman L’avancée de la nuit est une très bonne entrée dans le deuxième long-métrage de fiction de Valeska Grisebach, Western. Comme dans le beau Sehnsucht (Désirs) de 2006, il y a ici aussi des personnages qui se cherchent et se perdent, et, encore davantage, ceux qui tentent leur chance : the pursuit of happiness selon la fameuse Déclaration d’Indépendance des États-Unis.

Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer, Verticales

Sophie Quetteville a lu une grande partie des romans de cette rentrée, elle animera un grand nombre de tables rondes avec leurs auteurs. Elle nous livre ses choix et coups de cœur. Chaque fois, un court résumé et un extrait du texte. Aujourd’hui, Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer, chez Verticales.