Les premières images sont littéralement des images. Une à une, comme une irrépressible tautologie, s’égrènent des photographies de statues antiques, marbres notamment de Praxitèle, aux bords légèrement jaunis, comme passées et jetées pêle-mêle au milieu d’objets eux-mêmes datés qui, sans attendre, font signe et se donnent comme les signes indiscrets d’une époque, les années 80 au cœur desquelles Luca Guadagnino a choisi de placer l’intrigue, presque archéologique, de Call Me By Your Name, son nouveau film aux accents puissamment romantiques qui sort demain sur les écrans.

À l’occasion de ses quarante ans, le Centre Pompidou a triomphalement fêté son anniversaire, se présentant comme un lieu vivant et toujours renouvelé de création. Et pourtant !
La rétrospective David Hockney actuellement présentée (jusqu’au 23 octobre) donne la troublante et dérangeante impression d’un lieu figeant et étouffant l’art dans le classicisme et la respectabilité.