Newsroom

Diacritik, le magazine qui met l’accent sur la culture, créé en septembre 2015 (marque déposée à l’INPI – N° 15 4 209 913).

Logo mini DKFondateurs : Dominique Bry, Christine Marcandier, Johan Faerber

Comité de rédaction : Dominique Bry, Christine Marcandier, Johan Faerber, Jean-Philippe Cazier, Simona Crippa

 La newsroom :

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Née la veille d’une nouvelle année, par un hiver sévère, longtemps silencieuse, elle jouait avec du bois, des cailloux et surtout des tissus. Dès lors, le dessin d’abord puis les couleurs, les impressions s’ en sont mêlées pour la rendre plus bavarde. L’approche du corps tridimensionnel fut le point d’appui pour décider que la mode serait son langage.

Marie-Odile AndréMarie-Odile André

Née depuis déjà trop longtemps quelque part en province sous le signe des Gémeaux. A passé une enfance mi-ennuyée, mi-impatiente à rêver de Paris et de liberté et à lire dans le plus parfait désordre toutes sortes de livres. Ses lectures comme ses humeurs font volontiers le grand écart entre La Maison rose de Pierre Bergounioux et l’Oreille rouge d’Eric Chevillard. Se réjouit d’enseigner depuis quelque vingt ans dans un coin agréable et discret de l’université où la littérature contemporaine a droit de cité et où il arrive même que l’on croise des auteurs vivants. A commis quelques livres, organisé quelques colloques et se pique de « sociopoétique » les jours où l’esprit de sérieux s’empare d’elle. En général, elle en guérit vite. Ses amis peuvent en témoigner.

Melina Balcazar MorenoMelina Balcázar Moreno

Née au Mexique, dans la capitale si délicatement chantée par Luis Mariano. S’est rendue compte un jour, entre deux telenovelas, qu’il fallait qu’elle tente de dissiper sur place, en France, une obsession un peu trop durable pour Jean Genet. Ce qui fut fait à partir de 2003, jusqu’à un doctorat en littérature française de la Sorbonne Nouvelle sur ce même auteur. Depuis, elle parvient quand même à lire encore un peu sa langue natale, et essaye même de traduire du mieux possible dans celle-ci des œuvres qui lui tiennent à cœur, tout en collaborant à des publications dans son pays, notamment dans la presse culturelle.

Aurélien Barrau

Aurélien Barrau

Astrophysicien, je m’intéresse au Big Bang, aux trous noirs, à la gravitation quantique. Je tente donc de contribuer à la compréhension de la nature profonde de l’espace et du temps et de l’origine de l’Univers. En parallèle de cette activité d’enseignant-chercheur, j’ai un certain nombre d’intérêts et d’affinités inavouables qui suscitent parfois l’incompréhension des plus scientistes de mes amis. J’aime la philosophie et – pire ! – j’ai, en particulier, écrit sur Derrida. J’aime l’art et – pire ! – j’inclus l’art contemporain. J’aime la littérature et – pire ! – la poésie sale et impure qui, ainsi que l’appelait Bataille, se revendique comme « la loque de la langue ». Comme le monde peut aussi être dur – et se muer en enfers pour certains –, je tente de m’engager sur les causes qu’il ne m’est pas possible d’ignorer, à commencer par l’extrême violence avec laquelle nous traitons les animaux et l’inacceptable indifférence avec laquelle nous laissons les réfugiés et le plus démunis s’éteindre sous nos yeux. 

ElaraBerthoElara Bertho

Après être partie avec son sac à dos entre Conakry, Harare, Niamey et Dakar, elle écrit sa thèse sur les résistances africaines à la colonisation, à Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Elle lit à peu près tout ce qui lui tombe sous la main, de manière gourmande et désordonnée – de Ben Okri à Marjane Satrapi, et de Quignard à Apulée – en attendant de repartir.

 

 

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Gilles Bonnet

De son vrai nom, Gilles Bonnet, comme tout le monde. Enfant, il aurait voulu être à la fois Morrissey, Maxime Bossis et Pierre Michon.
Adulte, force lui est de constater que la réussite est totale, pour lui qui écrit comme Bossis, chante comme Michon et tacle comme Morrissey…

 

 

 

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Laurence Bourgeon

Ayant vu le jour à Paris quelque part au début des années 1980, elle les a traversées, ainsi que les suivantes, accumulant beaucoup de souvenirs cinématographiques et musicaux, sans trop de séquelles vestimentaires.
Toujours un livre dans le sac (et au moins dix sur sa table de nuit), elle a suivi des études « générales » qui lui ont permis de développer moult intérêts particuliers et surtout d’aller voir ailleurs (aux États-Unis d’abord, en Italie ensuite, ne s’étant jamais totalement remise de cette dernière immersion). Quoiqu’étudiant, elle s’est de fait auto-formée à la lecture en diagonale, mais préfère sans conteste tourner les pages dans l’ordre, avec un gros faible pour la lecture entre les lignes. Un jour, elle a réalisé qu’il y avait des gens qui travaillaient « derrière » ces livres. Après un petit tour en librairie, elle est ainsi « entrée » dans l’édition où elle travaille depuis une dizaine d’années.
Elle continue par conséquent à lire beaucoup de littérature, surtout contemporaine, d’ici et d’ailleurs. Elle aime aussi les images, animées ou fixes, en couleurs ou en noir et blanc, de préférence dans les salles obscures et les musées. De temps en temps, elle va même voir du spectacle « vivant ». Bref, un besoin de « culture » impossible à rassasier (d’ailleurs, elle aime aussi cuisiner).
Sinon, elle affectionne les voyages – parce qu’ils ne forment pas que la jeunesse – la bicyclette et les digressions…

11933379_1005422006177305_4262765216094667951_nDominique Bry

A appris à lire avec Spirou, Astérix, Tintin, Achille Talon et à écrire avec un Critérium™. Ce qui laisse forcément des traces.
Journaliste-pigiste à 
Mediapart de 2008 à 2015, ex-contributeur occasionnel sur Le Plus de L’Obs et Auracan.
A été désigné volontaire pour assurer la veille technique de Diacritik. Depuis, « l’admin c’est son dada ».
Doit beaucoup à Greg, Goscinny, Franquin et Vincent Truffy
.

guillaumeGuillaume Carreno

A grandi en Avignon à grand renfort de champignons et de soupes de légumes qui n’étaient alors pas encore cultivés dans des fermes sur Internet. A voyagé aux quatre coins du monde à la recherche de l’amour, y compris en Espagne, mais la princesse était toujours dans un autre château. Malgré tout, attend toujours de passer l’anneau au doigt à un hérisson.
Amoureux des chats, essaie de les attraper tous. A pour habitude de toujours ranger en dernier dans le frigo presque plein une brique de jus d’orange dans l’espoir de libérer quatre étagères. Ne ment jamais, sauf lorsqu’il s’agit de gâteaux. Fait un travail d’adulte afin de pourvoir à sa passion d’enfant.

JPCazierJean-Philippe Cazier

Le 12 mars 1966, une sardine me dépose dans un chou rose au pied de la cheminée de l’appartement familial sétois (où il n’y avait pas de cheminée et la vie ressemblait à Rocco et ses frères). Au siècle dernier donc, en période intermédiaire Elvis Presley pré-Flower Power. Je tiens mon prénom de Johnny Hallyday – influence limitée sur mon histoire, sauf peut-être un goût prononcé pour les cigarettes et les lunettes Ray-Ban. Tendance visible à la digression, et ce qui suit ma naissance méditerranéenne se dirait comme un ensemble de digressions. Études philosophiques et sexuelles, amour mais pas toujours, voyages un peu partout ou presque, y compris dans ma tête. Longs séjours à l’étranger devenu chez moi. Travail, famille éclatée et bigarrée, pas branché patrie. Des animaux aussi, chiens et chats (un seul chat en fait) : Arco, Pollux, Rocky, Aïcha, Minou. Lapin Bunny et tortue Tortue.
Sinon : des livres et des livres et des livres. Ceux que je lis. Que parfois j’écris ou crois écrire. Et ceux sur ou avec lesquels j’écris. Et la revue
Chimères. Et le cinéma. Et la peinture. Et la photographie. Et la poésie. Et, et, et.
J’aime aussi beaucoup la pizza margarita. Et mes ami.e.s. Mais ça n’a rien à voir.

Capture d’écran 2016-03-17 à 07.28.02Christiane Chaulet Achour

Née à Alger au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Christiane Chaulet Achour y fait sa vie jusqu’en 1994 où les remous de l’Histoire la déposent au Nord de la Méditerranée. Elle y vit désormais sans renoncer à ses attaches profondes dans le Sud. Ahurie par l’ignorance tranquille de l’université française concernant les écrivains francophones déposés, eux aussi, sur les rives de la langue française par la colonisation, elle leur consacre son temps professionnel – vingt années entre Caen et Cergy-Pontoise –, ses lectures, ses rêves et ses engagements. Transmettre leur richesse est son obsession. Elle leur associe d’autres réalisations littéraires des périphériques des Empires. « Reprenons la question de l’homme. Reprenons la question de la réalité cérébrale, de la masse cérébrale de toute l’humanité dont il faut multiplier les connexions, diversifier les réseaux et réhumaniser les messages » : cette exhortation de Frantz Fanon nourrit son horizon.

SimonaSimona Crippa


Née au printemps à Milan il y a désormais quelques années, s’est mise à lire Mafalda, Nick Carter, Oscar Wilde et Andersen. A instinctivement aimé le dessin et la danse grâce à son père. Puis a découvert seule la littérature, le théâtre, le cinéma.
Arrivée en France le dernier mois de l’hiver quand Duras nous quittait, elle a commencé à lire cet auteur d’exception et a fini par en faire une thèse de doctorat. Surtout parce qu’elle a toujours aimé la mer et les champs de seigle.
Enseigne la littérature française et écrit des articles et des essais, même sur la chaleur désertique de l’été dans la Sicile du
Guépard.

Capture d’écran 2015-09-14 à 11.03.13Jacques Dubois

A enseigné la littérature française moderne (Université de Liège) et n’était sans doute bon qu’à ça.
Et pourtant il fut aussi, et dans le désordre, fondateur du groupe µ, militant wallon, responsable de la collection Points Lettres (Seuil), éditeur de Simenon en Pléiade, directeur politique d’un quotidien socialiste et syndical, président de la commission de sélection de films en Communauté française de Belgique (sic) et collaborateur du bookclub de
Mediapart.
Heureusement il a par ailleurs beaucoup voyagé.

 

10501758_920424651353227_5650157895174253534_nLucie Eple

A la faveur d’une croissance douloureuse, (et fort heureusement assez courte), elle découvrit que des piles de livres maintenues en équilibre sur les genoux soulageaient instantanément ses douleurs articulaires.  Plus tard, le bar dans lequel elle servait ayant été vendu, et le cinéma indépendant racheté par un UGC, Lucie décida d’aller couler une association de libraires indépendants, une structure régionale pour le livre, un réseau social du livre, puis une maison d’édition : Le Tripode. Elle échoua.
Elle aime le Nord- Pas de Calais, Maurice Pialat, Laurie Anderson, et la phrase que lui a dite son tonton à l’époque des genoux : « De l’orgueil ou de l’humilité, il s’agit toujours de soi ».

Johan FaerberJohan Faerber

Né mâle et célibataire, a cru posséder dès son plus jeune âge une machine à écrire, a véritablement commencé à lire avec Proust, s’est laissé séduire par Robbe-Grillet et Duras, adule Barthes, vénère Hölderlin, est devenu docteur en littérature grâce au tournoyant Baroque du Nouveau Roman, dirige « Classiques & Cie – Lycée » chez Hatier pour le bien des lycéens, a dirigé quelques colloques internationaux, le Bescherelle de Littérature pour le bien de tous, co-dirige les éditions Minard au nom de la recherche, a écrit dans le BookClub de Mediapart, collabore à L’Art du cinéma, compose des anthologies, écrit des articles et des essais, et quand il lui reste un peu de temps, comme Marcel et Roland, il raconte sa journée à sa noble mère.

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Mathilde Girard

Née en 1979. Elle partage sa vie entre Paris, où elle travaille comme psychanalyste, et Fécamp, où elle écrit. Membre du comité de rédaction de la revue Lignes, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages chez le même éditeur.

 

 

 

804674_10156151865060023_1818369247_nDouglas Hoare

Né gémeau et jumeau il y a 28 ans, se découvre grâce à son frère et aux astres une prédilection pour la dialectique.
Travaille actuellement à une thèse sur les jeux vidéo et enseigne le dessin à des étudiants à peine plus jeunes que lui.
Se rêve en Hamlet des temps modernes, l’empoisonnement en moins.
Ne jure que par Shakespeare, Breton et Van Gogh. Vit et travaille à Paris
.

 

Sab.DiacritikSabine Huynh

Cette accro de la parenthèse, des petits chevrons doubles, du deux-points, du point-virgule et du demi-cadratin – donc des phrases longues – est née à Saïgon pendant la guerre et a passé sa petite enfance à écouter à la radio des tubes américains des années 60, avant d’atterrir en France et dans la langue « de la banlieue » – premiers mots appris : ceux qu’on appelle les « gros ». Absence de langue maternelle et amour-désamour avec le français l’ont menée à essayer de faire vibrer sa langue grâce à d’autres langues ; ainsi, de l’anglais à l’espagnol à l’italien au suédois au chinois en passant par le vietnamien – pour voir –, traînant quarante kilos de livres – qu’elle adore relire – entre le Royaume Uni, l’Amérique du Nord et le Moyen Orient, elle s’est retrouvée un jour à articuler l’hébreu tout en écrivant une thèse sur les alternances de codes. Doctorat de linguistique et post-doctorat de sociolinguistique en poche, avec un passé d’étudiante en littérature anglaise et américaine à Lyon (tout en apprenant à faire du vélo) et une bonne dizaine d’années d’enseignement des langues vivantes dites étrangères derrière elle, elle comprend enfin que la seule langue qui puisse vraiment l’émouvoir est celle qui occupe ses nuits depuis l’âge de raison et à laquelle elle essaie de se consacrer exclusivement aujourd’hui, autant dans son propre travail d’écriture et de traduction que dans son travail de critique (débuté en 2000) : la poésie (sous toutes ses formes, romancées aussi).

jan-le-bris-de-kerneJan Le Bris de Kerne a 38 ans, est Breton et bien content de s’être installé à Lisbonne, il y a 7 ans, avant la grande vague de réclame lusophile qui éclabousse la France. Il écrit pour un fameux journal portugais des recensions sur la littérature française du moment, quand elle parvient jusqu’à lui, perdu qu’il est au bout de l’Europe. Il est aussi le directeur d’une radio musicale qui parle aux jeunes, avec pas mal de hip-hop portugais: étonnant, pour quelqu’un qui était resté bloqué jusqu’à présent à a musique classique du XIXè, tout au plus moitié du XXè siècle.

École d’ingénieur, puis extraordinaire parcours dans la sphère des média: Fogiel, Ardisson, Pink TV, Catherine Barma, de la radio, de la production de spectacle vivant, du cinéma, de la presse. Jusqu’à un spectaculaire burn out débouchant sur une effarante crise existentielle, qui le conduit à s’installer à Lisbonne pour y faire des siennes et de l’humanitaire (de l’utile après le futile). Mais cette crise d’altruisme ne dure heureusement qu’un temps, il se ressaisit et le voilà à nouveau gribouillant, gratouillant, grasseillant dans les média, en attendant leur périclitation et ruine définitive, au profit d’Internet. Sur Diacritik, il publie pour la plus grande joie du public francophone, les versions françaises de ses articles, qui sont traduites à grands frais par une équipe de traducteurs talentueux. Nota Bene : cette note biographique n’est pas très rigoureuse et tout n’est pas complètement vrai.

547732_10201560122598541_1124467903_nFred Le Chevalier

Fred Le chevalier, un nom de plume à cause d’Alexandre Dumas, de Pardeilhan, de quelques mousquetaires et d’une ribambelle de héros de cape, d’épée, d’absolu ou de science fiction. Auteur d’un fanzine tiré entre 20 et 500 exemplaires selon les sources à une époque lointaine.
Naissance à Angoulême, au pays de Pratt et de Battaglia, retraité de l’éducation nationale, non repenti du punk et des Monty Python, déambulations sur papier à Paris et ailleurs un peu avec des personnages hydrocéphales et poétiques collés sur les murs sales.

 

 

10660342_10152724495472641_719918162353060030_nCamille Le Falher-Payat

Étudiante modèle – dans l’art d’oublier de faire ses devoirs et de rêver au fond de la classe – elle remporte tous les honneurs du jury dans la catégorie du « last minute ».
Stéréotype de cette génération 2.0, Camille n’en a toujours fait qu’à sa tête. Difficile à suivre, elle change d’avis, de passion, d’idée à chaque nouvelle minute qui s’écoule. Aimant se catégoriser comme citoyenne du monde, et non « française-qui-fait-ses-études-à-New-York-après-avoir-vécu-à-Montréal », comme l’indique cette étrange tâche d’encre sur son avant-bras qui la fait passer pour une rebelle mais ne révèle en réalité que son esprit d’enfant qui a décidé d’apprendre sa géographie en voyageant…
Munie d’un appareil photo entre les mains et de ses chatons sur ses genoux.

Capture d’écran 2015-10-07 à 18.35.53Boris-Hubert Loyer

Est le reporter en titre du Journal Inconséquent de l’Information Dérisoire, essayiste improbable, pamphlétaire aléatoire, chroniqueur garanti commère équitable. Pour éviter toute ressemblance qui ne saurait être purement fortuite avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé, Bobo Loyer est désormais une marque déposée à l’Office de la Propriété Intellectuelle Facétieuse (O.P.I.F.).

AndreaManaraAndrea Manara

Né le 16 août 1980, il n’a jamais pu fêter son anniversaire avec ses petits camarades de classe. Depuis, il a été, dans le désordre : ouvrier, lecteur d’italien à l’université de Lorraine, chanteur de rock, docteur en Lettres Modernes en cotutelle, veilleur de nuit, traducteur, comptable diplômé, ATER en civilisation italienne à l’Université de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, serveur, étudiant Erasmus, manœuvre, figurant dans une pub pour After-Eight.

 

Christine MarcandierChristine Marcandier

A un jour appris à lire, et depuis ne fait plus que ça.
Enseigne la littérature sur les bancs d’une université du sud de la France, publie des essais et des articles universitaires (c’est sa casquette académique), autour de la littérature romantique et désormais du champ si riche de l’hyper contemporain. A développé une fascination coupable pour le fait divers fictionnalisé et la littérature du réel.
Et sous son autre casquette (journalistique dont 5 ans à
Mediapart), photographie des romans sur son compte Instagram, rencontre des auteurs, regrette de ne pas avoir pu en croiser d’autres, écrit, inlassablement, sur les livres. Monomaniaque, donc. Voue un culte à ses deux chats ; Et surtout à Kafka, à McLiam Wilson et à David Bowie. Ne parle d’elle à la troisième personne que dans cet exercice biographique un peu étrange.

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Samuel Minne

Natif du Nord, transplanté en Bourgogne, ami des chats, des escargots, des araignées et des méduses. Lecteur passionné de science-fiction, fantastique, poésie et bande dessinée. Aussi rêveur qu’inconscient, je me suis lancé tour à tour dans l’enseignement, la recherche et l’illustration. Amateur de culture LGBT.

 

 

P.ParlantPierre Parlant

Né au siècle dernier, vivant ce siècle-ci grâce au concours actif de ce que les précédents ont gardé en réserve, Pierre Parlant a entrepris depuis quelques années l’écriture de ce qui ressemble à l’autobiographie d’un autre, façon pour lui de s’habituer tant bien que mal à un nom qui est tout sauf de plume. Sont à ce jour d’un grand secours pour que l’aventure se poursuive Pétrarque (né le même jour, n’était l’année), Duccio, Pontormo, Louis Couperin et son neveu, Friedrich Nietzsche, Gerard Manley Hopkins, Aby Warburg, William Carlos Williams, Fernando Pessoa, Lorine Niedecker, Alfred North Whitehead, Marcelle Meyer interprétant Rameau, Joan Mitchell, Thelonious Monk, Jean Vigo, Tintin et Abebe Bikila. Une agrégation de philosophie l’ayant entre autres choses autorisé, il a fréquenté assez longtemps avec bonheur des lycéens puis des étudiants avant de suspendre il y a peu, et de façon prématurée, cette activité pour fouetter d’autres chats qui réclamaient de jour comme de nuit sous sa fenêtre. Depuis, il s’y emploie.

39888_1561934572342_5047967_nLaurence Payat

Essaie d’apprendre et de faire apprendre que le droit chemin n’est qu’une courbe autour du monde.
Les pieds ici, la tête ailleurs, a croisé la route de Jack K . et, dans une chambre d’hôtel, a rencontré Edward H. Depuis, elle traine sa famille, son chat, son chien et son poisson bleu d’expo en expo, de phare en phare, de Berkeley à New York. Voyage aussi beaucoup dans sa bibliothèque et prend des photos.
Sa fierté ? avoir passé sa 22ème nuit avec Hopper au Grand Palais.

SophieQSophie Quetteville

S’est intéressée aux querelles religieuses, Réforme/Contre-Réforme, Jésuites/Jansénistes, mais cela ne se voit pas. Et depuis fort longtemps ce n’est plus l’Histoire qui lui prend tout son temps, mais la lecture, les romans, ce monde fantastique et secret où elle aime se perdre.
Libraire dans une autre vie, elle est aujourd’hui modératrice de débats littéraires, ce qui en fait sourire plus d’un puisqu’elle est tout sauf une femme modérée. « Exaltatrice du livre » plus sûrement, et persuadée qu’aimer la littérature va de pair avec aimer rire aux éclats.

Franck Queyraud

hippoTrois livres ont petit à petit enclenché mon appétit de lectures : à 9 ans, Le Livre des merveilles de Marco Polo dans une édition pour enfant qui, après relecture, n’a plus la saveur initiale (ne jamais relire les livres de l’enfance) ; à 15 ans, les Lettres d’un futur peintre à l’oreille coupée à son frère (devinez lequel) et à 18 ans, précisément le 11 novembre 1983, La Main coupée d’un auteur baroudeur, rescapé manchot de la première guerre mondiale et adepte d’un mentir-vrai merveilleux qui a touché le descendant d’un ancêtre qui avait sa ferme sur Le Chemin des dames.
Après avoir voulu être successivement astronome et peintre, j’ai ouvert la porte labyrinthique des bibliothèques et finit par aborder aux mille et une îles de cet archipel numérique littéraire né avec le Web.

Arnaud RakoonArnaud Rakoon

Issu de la 1ère Génération MTV, il a grandi au milieu des 33 et des 45 tours, avant de passer successivement aux cassettes, aux CD (ça vous parle les jeunes ?), aux mp3s, au streaming, tout cela pour revenir en 2015 aux craquements des sillons sous le diamant. La vie tourne-t-elle en rond comme le vinyle sur une platine ?
Il est la preuve vivante que l’on peut aimer Janet Jackson comme les disques les plus oubliés de Françoise Hardy, que l’on peut aller applaudir des groupes suédois au fin fond d’une cave parisienne comme se rendre à de grand-messes comme celles données par Depeche Mode.
On peut le voir régulièrement remonter la rue du Faubourg Saint Martin en dansant le casque vissé aux oreilles.
Consultant expert référent en musicologie pour lui-même, il aime par-dessus tout partager ses coups (de cœur) musicaux que cela soit sur internet ou derrière les platines.

Martin RassMartin Rass

L’année de ma naissance me donne le choix de commémorer le 20e congrès du Parti, l’ insurrection de Budapest, le Club de Paris ou la crise de Suez. Voilà qui montre aisément que le monde et ses petites affaires n’ont pas vraiment changé depuis. On est toujours entre rage et désespoir, avec quelques étincelles du principe d’espérance tout de même.
Pendant un temps, j’ai rêvé de devenir saxophoniste, mais la fainéantise et la mélomanie l’ont emporté très rapidement, comme plus tard la sécurité mal payée de l’éducation nationale. Mon amour pour la littérature ou celui du monde qui s’écrit a régulièrement encaissé des  coups du genre « pourquoi l’extrême gauche ne lit plus de littérature » (Nathalie Quintane), mais a tenu bon grâce à l’inventivité de jeunes et de moins jeunes auteur/e/s.

 

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« Brillant, brillant, brillant ! » disait Charles Vautier à propos d’un de ses cousins. Après avoir voulu être cow-boy, pompier de Paris, prêtre, footballeur puis cow-boy, il suit des études d’histoire et devient dessinateur de presse dans tout un tas de sites et publications (Marianne2, Fakir, Zélium, Le Plus de l’Obs…). Il a aussi quelques pieds de vigne dans le plus beau vignoble du monde : le Jura.

 

 

Sans titreGabrielle Saïd

A poussé en Normandie dans une ville ouvrière et portuaire. Les vacances entre Etretat et Yport. Les bottes en caoutchouc, les galets, les rochers, le couinement des mouettes, la mer grondante qui vous prend dans son haleine froide et iodée. S’est épanouie à Paris, ville de toutes les rencontres, mosaïques et plurielles.
Est tombée dans la littérature sans vraiment s’en rendre compte, comme une élève sage et disciplinée qui garde toutes ses questions en elle, mais qui finit par s’ennuyer des leçons académiques et des discours prémâchés. C’est alors qu’elle croise les littératures francophones : le monde s’ouvre, varie ses rythmes et ses pulsations, découvre sa cartographie improbable, bouleverse les champs culturels imposés. Elle trouve enfin ce qu’elle cherchait sans le savoir, une littérature qui n’est qu’un dialogue multiple entre les hommes, les femmes, les cultures et le monde, entre le même et l’autre. Une trame qui se joue des chronologies et des espaces pour mieux penser l’humain, à laquelle elle tisse sa pensée, livrant une thèse sur la littérature caribéenne et plusieurs publications en littératures francophones.
Depuis, elle ne peut se retenir de lire, même les livres les plus classiques, avec cet œil ouvert aux quatre coins du monde.

Dernis SeelDenis Seel

28.12.1952: naissance (aucun souvenir) ; enfance ; adolescence (lycéen au prestigieux lycée toulousain Pierre de Fermat, exclu en Terminale pour danse de Saint-Guy, ponctuée de slogans gauchisants, autour du Proviseur du dit établissement) ; athlétisme : record des Pyrénées du 1200M ; étudiant (1970-1980), fréquentation fac : examens de fins d’années, exploration approfondie des bars suivant l’axe Toulouse-Barcelone ; VO2 Max Lecture : un livre quotidien ; adulescence : vente de sa force (?) de travail à l’Éducation Nationale, reprise course à pied : 2h 26′ au Marathon pour fêter la quarantaine ; 2016 : Diacritik.

Sans titre

Ryoko Sekiguchi

est née dans le quartier de Shinjuku à Tokyo en 1970 mais il lui a fallu attendre l’âge de 13 ans pour découvrir les vertus de l’huile d’olive. C’est lors de sa 18e année qu’elle prend également goût à la langue française qui ne la quittera désormais plus et qui la pousse à confectionner sa première quiche lorraine à l’âge de 19 ans. Elle n’hésite pas depuis lors à boire régulièrement quelques savoureux diabolos menthe en terrasse à Paris où, à l’âge de 27 ans, elle s’installe. Entre limonades et mets variés, elle a publié, comme écrivain et traductrice, 6 livres chez POL et est devenu depuis cinq ans « traiteur littéraire », livrant parmi ses derniers ouvrages La Voix Sombre (POL), Dîner fantasma (Manuella Editions) et Fade & Unami (Argol). (Photo © Felipe Ribon)

2000px-x_mark_18x18_02.svgJérémy Sibony

Ses études passées pour l’essentiel dans trois cafés du sixième arrondissement de Paris ont été pour lui une révélation : il peut boire 6 cafés en une demi-heure et manger deux kebabs complets (salade, tomate, oignons) à la suite. Devenu cinéphile à sa grande surprise par la grâce d’Eddy Mitchell, de Stan (employé irresponsable et facilement corruptible du vidéo club du coin, pour qui l’interdiction aux moins de 18 ans était un concept obscur) et de Patrick Brion plus que par les matinées enfants « spécial Dziga Vertov » organisées par Les Cahiers, son panthéon fait se côtoyer Rambo et Palombella Rossa, Chuck Norris et Hal Hartley. Il garde ses tickets de cinémas, vénère le cinéma italien et Woody Allen comme le PSG et Liverpool, et combat difficilement une aversion naturelle envers l’équipe d’Allemagne, les endives, la nouvelle vague et ses rejetons.
Il se pourrait qu’il veuille vous faire croire qu’il est ouvert à la discussion, aux opinions diverses. C’est tout à fait possible, mais méfiez-vous quand même.

DIGITAL CAMERACatherine Simon

Née en plein brouillard (Lyon) au moment des indépendances africaines, elle n’en saisit les ressorts, le fracas et l’impact que bien plus tard et presque par hasard, en lisant Albert Memmi, Ngugi Wa Thiongo, Yvonne Vera ou Ben Okri.
Toujours, les livres l’accompagnent. Les chats aussi. Elle découvre Virginia Woolf à Karthoum, Modiano à Pointe Noire, Mia Couto à Nairobi, elle se berce de vieux polars à Bagdad, boit du vin rouge avec Chenjerai Hove à Rambouillet, mâche du khat à Sanaa et manque d’apprendre l’arabe à Alger, ce à quoi il lui faut renoncer, la guerre (ses ninjas, ses barbus, ses mafieux) passant par là.
Journaliste azimutée, elle entend bien le demeurer, attentive aux littératures hybrides, mobiles, aux romans zèbres – ceux qui ont échappé à leurs origines assignées, gardant au bout de la langue le souvenir des ténèbres et/ou des lumières qui les ont vu naître. Parler d’elle n’est pas sa tasse de thé.

Capture d’écran 2016-05-23 à 08.02.09Joffrey Speno

Né en 1987, tire une grande fierté d’avoir connu la chute du mur de Berlin.  Années d’adolescence marquées par la série Dawson, largement sous-estimée (je milite activement pour sa réhabilitation). L’une de mes plus grandes réussites est probablement mon échec lamentable en HEC qui m’a mis sur la voie d’études en cinéma. Je flotte hasardeusement dans la seule réalité qui est celle de la représentation en nourrissant une fascination pour les formes plastiques de l’ineffable tout en ne sachant toujours pas si ce sont ces foutus iconoclastes ou iconophiles qui ont raison. Je sais avec certitude que j’aime démesurément être pris par la main par un bon Hitchcock ou un De Palma, me tordre de rire devant un Buñuel, et me laisser emporter par l’ampleur dramaturgique d’un Ivory. J’essaye aussi d’être végétarien (vraiment !) mais je n’y arrive pas. Et j’adore le GIF, c’est drôle et ça tourne en boucle à l’infini.

OlivierOlivier Steiner

La photo n’est pas mensongère, le personnage a tendance à se prendre la tête, souvent, il essaie de la dévisser pour voir ce qui se passerait dans un autre sens, peut-être que L’Exorciste vu vers 12-13 ans a eu quelques effets dévastateurs sur une psyché déjà un peu sensible. Mais la prise de tête, c’est pour le pire et le meilleur, voilà, on dit aussi prendre connaissance ou conscience, c’est pas que négatif. Né à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées en 1976, a grandi en croyant que le ski est un sport de riche (famille modeste, gens de peu comme on dit, vies minuscules). Premiers chocs littéraires à l’adolescence : Bossuet et Duras, rien à voir et pourtant c’est vrai. A raté ses études de Médecine, a été comédien, a fait un peu de radio (producteur à France Culture), a fait plein plein de boulots divers, puis s’est mis à publier : Bohème, Gallimard collection Blanche en 2012, La vie privée, Gallimard collection L’Arpenteur en 2014.

moi1Nicolas Tellop

Quand il sera grand, Nicolas Tellop veut devenir détective privé comme Marcel Proust ou écrivain comme Sherlock Holmes. En attendant, la vie lui cause de grandes souffrances : les trajets qui le conduisent jusqu’à son travail sont trop courts pour pouvoir écouter un album entier, les soirées ne sont pas assez longues pour voir et revoir tous les films et les séries qu’il souhaiterait, son espérance de longévité ne lui permettra jamais de lire tout ce qu’il voudrait lire, même s’il meurt centenaire. La bande dessinée lui apporte au quotidien une espèce de consolation et lui apprend à grandir. Pour compliquer les choses, il a choisi de ne pas garder tout cela pour lui et collabore aux revues Kaboom, Chro(nic’art) ou Neuvième Art 2.0. Le tout en tentant de conserver une certaine dignité – en dépit de ses cheveux qui resteront à jamais le plus grand mystère de sa vie.

YorickYorick

Diogène Laërce, si long parfois, résume Yorick en une phrase: « Il aimait l’hiver et les poires ». Lactance fait remarquer que, la saison hivernale succédant à celle des poires (pirum consequit horam), la phrase n’est pas à l’endroit.
De l’an 198 à l’an 1967, épris d’une passion soudaine pour une vedette de cinéma, il lit en moins de neuf siècles, le
De Spectaculis de Tertullien, Les Visionnaires de Nicole, la Lettre sur les spectacles de Rousseau et, du stratège Debord, La Société du spectacle.
On ne sait rien de sa mère. Il vécut à Elsener sous le règne d’Hamlet 1er, que les historiens situent entre Augustule et Giscard. Quelques semaines après sa mort, on le retrouve à Arcachon, où il vit encore aujourd’hui. Quand on lui demande qui il est, il répond d’une voix spectrale qu’a bitumée le tabac : « J’étais quelque chose pour rire au royaume de Danemark ».

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