« une » de Life le 10 novembre 1967, BG sur la Tallahatchie Bridge qui sera détruit en 1972
Une de Life le 10 novembre 1967, BG sur le Tallahatchie Bridge qui sera détruit en 1972

Bobbie Gentry, voilà un nom qui ne dit plus rien, strictement rien aux jeunes générations. Pourtant à la fin des années 1960, elle fut une chanteuse, interprète et compositeur, reconnue dans le monde entier, pour son grand talent et toujours dans les mémoires pour sa silhouette de rêve. Après une dizaine d’années de renommée jusqu’au début des années 1980, elle a ensuite complètement disparu des écrans et des ondes. 

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Né Endre Ernő Friedmann, Robert Capa est l’un des plus célèbres photographes de guerre(s) au monde. Sa vie a épousé la mort, de la guerre d’Espagne qui l’a fait connaître, à la guerre d’Indochine qui lui a coûté la vie. Dans Capa, L’étoile filante, Florent Silloray raconte le photographe et l’hédoniste, fondateur de l’agence Magnum et éternel déraciné, qui s’est forgé une légende grâce au nom que Gerda Taro lui avait trouvé.

En épigraphe de Contrecoup, Rachel Cusk avait placé un extrait de L’Orestie, Eschyle soulignant l’unité de la conscience et de la douleur : « il n’y a pas d’intelligence vraie sans souffrance ». Contrecoup était un essai très personnel sur le mariage et le divorce, le sentiment qu’un monde s’écroule, que l’identité se perd dans la rupture : « Mon mari et moi nous sommes séparés il y a peu, et en quelques semaines, la vie que nous avions construite a été brisée, tel un puzzle réduit à un tas de pièces aux formes irrégulières ».

Jean Echenoz avait articulé ses derniers livres autour de vies de personnages réels (Ravel, Courir, Des éclairs), d’un événement historique (14) et d’une fantaisie piétonnière (Caprice de la reine), le voici de retour au récit pur avec Envoyée spéciale, de retour à l’action, entre trame policière et excursion vers l’espionnage, dans un roman capricant qui tient de la fugue, dans tous les sens du terme.

Olivier Cadiot
Olivier Cadiot

« Chaque écrivain qui naît ouvre en lui le procès de la Littérature » lançait naguère Roland Barthes, désignant dans Le Degré zéro de l’écriture d’un geste épris d’intransigeante modernité, cet instant inouï où tout livre débute, à chaque fois, pour définitivement recommencer en soi la Littérature. De telles considérations qui entendent donner, dès son orée, l’écriture comme l’indépassable sursis d’une Littérature perpétuellement redébutée et en redessiner l’impossible histoire depuis son intime faillite toujours reculée résonnent comme le parfait liminaire à la lecture de l’incisive Histoire de la littérature récente, tome I, brûlante d’énergie qu’Olivier Cadiot vient de faire paraître chez P.O.L.

Fran MartinezHiver 2016. Les jeunes Éditions Denise Labouche, maison parisienne fondée par un collectif d’auteurs-éditeurs éclectiques et aventureux publient L’Alpine le premier roman du journaliste François Moreau Martinez. Foisonnant, bourré de clins d’œil ancrés sur un socle classique rigoureux et un sens du rythme très jazzy, ce roman résolument pop apporte une touche beat dans le paysage de la littérature contemporaine française.
Rencontre avec un écrivain sans prétentions dont le cerveau abrite une belle famille de références et d’inspirations.

En 1993, Robert Doisneau acceptait de recevoir Eden’Art chez lui, à Montrouge, pour un long entretien ponctué de son rire et de sa gentillesse. Il avait même accepté de se laisser tirer le portrait, une photo dont le négatif a disparu, reproduite ici avec le grain du papier. Cet entretien date d’une époque qui était encore celle de l’argentique…

Robert Doisneau © Christine Marcandier
Robert Doisneau © Christine Marcandier
A Potlatch ceremony, Edward Curtis, 1930, The US Library of Congress.
A Potlatch ceremony, Edward Curtis, 1930, The US Library of Congress

Potlatch ? Un vocable étonnant, il ne s’agit pas d’une prononciation auvergnate ou germanique de potage ni d’une dérivation phonétique portugaise de pot de lait, mais d’un mot issu du champ sémantique du dialecte (chinook) d’une tribu amérindienne et sorti de l’oubli par le très regretté René Girard (disparu le 5 novembre 2015) dans le cadre de sa théorie sur le désir mimétique. 

Amy Winehouse : Fuck Me Pumps

On peut s’interroger sur ce qui a pu pousser l’académie à récompenser, par l’Oscar du meilleur documentaire, Amy, portrait d’une des premières icônes des années 2000, face à des films aux sujets moins egocentrés tels que les massacres en Indonésie en 1965, l’Ukraine, ou les cartels de drogue au Mexique. Ne pouvant moi-même pas comparer avec les autres réalisations nominées, faute de les avoir vues, je vais tout de même essayer d’avancer une théorie sur les raisons de cette victoire.