Henry James en 1910, photo de Bettmann/Corbis
Henry James en 1910, photo de Bettmann/Corbis

Le 14 mars, une conférence s’est tenue à Londres sous l’égide de The Royal Society of Literature sur le thème What’s so new about Henry James? (qu’y-a-t-il donc de si actuel avec Henry James ?) et dont le but était de mesurer l’impact de l’œuvre du romancier américano-britannique, dont le centenaire de la mort a été commémoré le 28 février 2016. Les intervenants étaient d’éminents spécialistes de James, à savoir Frances Wilson, Alan Hollinghurst, Philip Horne et Lyndall Gordon.

Louise Bourgeois © Renaud Monfourny
Louise Bourgeois © Renaud Monfourny

Renaud Monfourny expose à la Maison Européenne de la photographie et l’on retrouve 131 de ses portraits dans Sui Generis, livre publié chez Inculte/Dernière marge. Entrée dans un univers immédiatement identifiable, ou la scène culturelle par l’intime.

David Lodge (Sipa)
David Lodge (Sipa)

Ainsi David Lodge serait Né au bon moment (Quite A Good Time to Be Born), premier volume de mémoires (1935-1975) qui vient de paraître chez Rivages. Et dès cette ligne de présentation il faudrait nuancer, comme toujours avec cet écrivain anglais aussi subtil et ironique qu’il est précis : oui, David Lodge écrit ses mémoires mais il n’est pas dans l’autocélébration empesée ou le nombrilisme, et ce qui frappe le lecteur dans les quasi 600 pages de ce livre c’est la modestie de l’écrivain, sa manière si particulière de lier sa vie à son œuvre comme à l’Histoire de son siècle, en une forme d’illustration singulière et d’exemplum — et ce, dès l’incipit : « je suis venu au monde le 28 janvier 1935, moment faste pour un futur écrivain né en Angleterre et appartenant à une famille de la classe moyenne la plus modeste comme la mienne, malgré les sombres menaces qui planaient sur l’Europe. Cela signifiait que j’aurais beaucoup de choses à écrire (…) ».

9782260029205« On reconnaît un écrivain à ses obsessions », m’a dit un jour Philippe Besson.  Philippe Besson est un écrivain. Un écrivain de l’absence, du manque, de la mort, de l’autre. Un écrivain qui, de Los Angeles à Florence, de Charleville à La Rochelle, d’une Arrière Saison à Cape Cod ou d’un adieu à Cuba, nous promène dans sa saudade, sa mélancolie joyeuse. Ici, au Portugal, avec Les passants de Lisbonne.

 

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Cette série de Marc-Antoine Serra publiée dans Diacritik est composée de cinq photographies et d’une vidéo. La série a été réalisée d’après Walter Benjamin, Sur le Haschich, éditions Christian Bourgois. La série présentée ici est le premier épisode d’un ensemble que Marc-Antoine Serra consacre au texte de Benjamin. Elle a été réalisée à Marseille, sur les lieux qui sont ceux qu’évoque Walter Benjamin.

Frantz Fanon
Frantz Fanon

« Il ne faut pas essayer de fixer l’homme, puisque son destin est d’être lâché. […] Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. Tous deux ont à s’écarter des voies inhumaines qui furent celles de leurs ancêtres respectifs afin que naisse une authentique communication. Avant de s’engager dans la voie positive, il y a pour la liberté un effort de désaliénation […] ».

Le jeune homme qui affirme cela, en 1952, est trop en avance sur son temps pour être audible. Martiniquais, en rupture de bac, pour cause d’engagement dans les Forces françaises libres, il est interpellé sur son être, lors de sa venue en France pour combattre le nazisme. Il se forge alors son bagage intellectuel pour avoir les armes qui lui permettent, en neuf années, de faire de son œuvre une force d’interpellation, dans laquelle il est toujours temps de se plonger pour apprécier le passé mais aussi se forger un autre regard sur le présent.

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« Mais tout à la fin, il me semble bien que ce que je cherche, c’est bien à consoler. Un livre console de la souffrance, de la perte, du temps qui passe, de la frustration, des échecs. Le livre vient envelopper et comprendre un être à qui manque quelque chose, qu’il n’a jamais eu, ou bien qu’il a perdu. » (Tristan Garcia)

La révolution permanente de Trotsky, un ensemble d’analyses, de textes théoriques. Chez Tristan Garcia, « la révolution permanente », une fiction, un des sept récits qui composent 7.

Une salle des profs en France
Une salle des profs en France

Près de 170 ans après avoir célébré comme une conquête ouvrière le droit au travail, c’est-à-dire la permission d’être exploité, voilà que maintenant d’autres battent le pavé pour défendre leur emploi. Les lois qui s’ajoutent au fur et à mesure des années ne font que bâtir sur ce fait économique premier, dont personne en réalité ne s’accommode : il n’y a rien de plus universellement dégradant que d’être employé.