Laura (Anne Kessler) et le Capitaine (Michel Vuillermoz)
Laura (Anne Kessler) et le Capitaine (Michel Vuillermoz)

« Dévorer ou être dévoré, voilà la question ! »
Strindberg, Père, Acte III

On remercie Eric Ruf d’avoir invité Arnaud Desplechin à la Comédie française et de lui avoir offert la prestigieuse salle Richelieu pour qu’il monte sa première mise en scène théâtrale, Père d’August Strindberg. Desplechin qui a à son actif neuf longs métrages – son dernier, Trois souvenirs de ma jeunesse, sorti en mai 2015 –, trois courts métrages, un téléfilm (La Forêt) et un film-documentaire (L’Aimée) est indéniablement une figure marquante du panorama cinématographique français.

9782330052461«Ce qu’on ne peut pas dire, il faut le taire», a dit Wittgenstein. Oui, mais Derrida a aussi dit qu’on avait le droit d’essayer de l’écrire, alors je tente le coup.

J’ai assisté hier à l’interprétation toute contemporaine de la pièce de Shakespeare d’Olivier Py, clôturant un mois de septembre so Lear, après avoir lu Cordelia la guerre de Marie Cosnay (paru en septembre aux éditions de l’Ogre), puis la pièce elle-même traduite par Yves Bonnefoy, qui m’a retournée, et parce que j’ai eu une place Tarif réduit.