Chute-la-vie © Rochegaussen

Ça y est, c’est parti, il a ouvert la fenêtre et grimpé sur une chaise, il s’est lancé à la conquête de l’air.

Chute-la-vie © Rochegaussen

D’habitude, les choses ne lui font pas peur. Mais cette fois, la menace venait des planches disjointes de son atelier.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Il n’avait pas peur du noir, il avait peur de ce que le noir cachait de plus puissant que le noir.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Quoi qu’il fasse, un crayon à la main, ou l’un de ses appareils photos posé sur un pied, il assistait, mi effrayé mi ravi, à la multiplication des images.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Quand il allait au cinéma, ce qui ne lui arrive plus guère, il prenait place au bout de la rangée, vers la sortie, en cas de fatigue ou de risque imminent.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Cet été-là, ils avaient décidé de passer quelques jours à Saint Martian, au-dessus d’Apt, chez les parents d’un ami, dans une maison en forêt. Un matin, en allant chercher le pain, il avait remarqué au bord du chemin une voiture bleue, un de ces bleu qui ressemble à du noir, et n’avait rien trouvé de bizarre à cela.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Il s’appelait Léon, Léon Lavie, un nom qui sentait bon la fourniture d’eau et le moulin de meunerie. Il avait traversé la méditerranée et à peine débarqué à Marseille, où la Durance venait d’être amenée, il eut l’idée de faire fortune avec des chutes.

© Marc-Antoine Serra
© Marc-Antoine Serra

 

© Marc-Antoine Serra
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Mais le chagrin avait atteint trop d’intensité

© Marc-Antoine Serra
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La suite écrite le lendemain matin

© Franck Gérard. Avec le soutien de l'Institut français et de la ville de Nantes
© Franck Gérard. Avec le soutien de l’Institut français et de la ville de Nantes

LOS ANGELES /Eight day