Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

Ripley : Hey, I feel like kind of a fifth wheel around here. Is there anything I can do? 
Sergeant Apone : I don’t know, is there anything you can do?

Dans l’une des premières scènes de la Director’s Cut d’Aliens (James Cameron, 1986), Ripley est assise sur un banc face à un paysage de forêt virtuel, dans la station orbitale qui l’a recueillie. Sa navette a dérivé cinquante-sept ans dans l’espace : c’est par un hasard incroyable qu’elle a été retrouvée vivante.

Ripley: Final report of the commercial starship Nostromo, third officer reporting. The other members of the crew – Kane, Lambert, Parker, Brett, Ash, and Captain Dallas – are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.

C’est sur cette déclaration jetée dans l’espace des télécommunications comme une bouteille dans la mer intersidérale, que le premier épisode de la saga initiée par Ridley Scott se clôt.

MOTHER : Priority one.
Insure return of organism for analysis.
All other considerations secondary.
Crew expendable.
(Special Order 937)

Dans les années 80, je vivais à Nice. Place Masséna. Sur le boulevard Jean Jaurès, exactement, le long du casino qui n’était alors pas encore détruit pour faire place aux jardins que l’on y connaît à présent. Mais les travaux avaient commencé.