Dévotion est un livre à propos de l’écriture, de ce qui est impliqué par l’écriture. Mais il ne s’agit pas d’un essai général sur cette question. Patti Smith aborde celle-ci de la manière la plus subjective. Et au lieu d’un exposé portant sur ce qui, dans son cas, serait inclus dans le fait d’écrire, elle met en pratique ce qu’implique pour elle l’écriture et qui, ici, n’est pas dit mais effectué.

Le deuxième album des Johnny Mafia est particulièrement réussi. Princes de l’Amour prolonge Michel Michel Michel, sorti il y a deux ans, poursuivant dans la veine punk-rock-garage qui était déjà parfaitement maîtrisée. Pour ce nouvel album, les Johnnny Mafia ont été rejoints par le légendaire producteur américain Jim Diamond, connu, entre autres, pour ses collaborations avec les White Stripes.

La pièce requiert son propre espace et son propre temps. Un certain protocole est présupposé. Pas plus de cinq ou six « spectateurs » – qui ne sont pas des spectateurs – présents en même temps. Les portables, les clefs, les sacs doivent être déposés à l’entrée. Il faut avoir réservé et arriver à telle heure précise, entrer ensemble dans l’espace où aura lieu la pièce. Mais celle-ci pourrait avoir déjà commencé. N’a-t-elle pas déjà commencé ? Et son commencement commence quand, précisément ? Les contours sont brouillés, et les mots, les idées.

La gentrification des esprits est le deuxième livre de Sarah Schulman à être traduit en quelques mois en français. Dans cet essai, elle analyse les rapports entre la gentrification urbaine et l’homogénéisation des pensées, des cultures, du tissu social. Rencontre et entretien avec la romancière, essayiste et dramaturge américaine.

The Gypsy Faerie Queen s’ouvre sur quelques notes fragiles, au piano d’abord, auquel s’adjoint l’esquisse d’une mélodie très simple au violon. Cette ouverture semble nostalgique, étrangement belle – une possibilité naissante, une existence nouvelle qui se décide à être. Ou le retour d’un souvenir lointain comme une voix d’enfant. La musique a été composée par Nick Cave, le texte est écrit par Marianne Faithfull.

Dans De toutes pièces, de Cécile Portier, le narrateur est un curateur paradoxal : il soigne mais ce qui est mort, ce qui a d’abord dû être détruit ; il protège ou prend soin de ce qui ne lui a rien demandé – le monde – et n’a pas besoin de lui ; il réunit les pièces d’une exposition qui n’a pas lieu, les pièces rassemblées demeurant invisibles, enfermées dans des caisses.