Philippe Tome nous a quitté quelques semaines avant la parution de La vérité sur tout !, 18e album du Petit Spirou, personnage qu’il a créé avec son ami et complice Janry. Un peu moins de 30 ans après Dis bonjour à la dame !ce dernier album a donc une aura particulière, pour le lecteur de la première heure comme pour celui qui découvrirait aujourd’hui le talent d’écriture de Tome et la patte imparable de Janry.

Son Journal d’un ingénu avait fait sensation en 2008 lors de sa sortie, parce qu’il mettait en scène un Spirou enfin temporel, témoin de la marche inexorable du monde vers le second conflit mondial. Avec Spirou ou l’espoir (dont le premier tome Un mauvais départ paraît le 5 octobre prochain), Emile Bravo revient sur les premières heures de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande et sa perception d’un héros de bande dessinée qui ne peut pas vivre en marge de son temps et hors de la réalité.

Son Journal d’un ingénu avait fait sensation en 2008 lors de sa sortie, parce qu’il mettait en scène un Spirou enfin temporel, témoin de la marche inexorable du monde vers le second conflit mondial. La parution ce 5 octobre de Spirou, L’espoir malgré tout inaugure un cycle de 4 tomes qui trouvera sa conclusion en novembre 2020. Des premières heures de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande à la fin de la guerre, Emile Bravo inscrit Spirou dans l’Histoire, et montre qu’un personnage de papier ne peut vivre en marge de son temps et hors du réel.

Il y a dans le roman de Franz Bartelt, Ah, les braves gens ! (Points), un goût savoureux de revenez-y qui ravira les amoureux du verbe imagé et les tenants du polar à l’ancienne comme les partisans d’un humour transgressif plus moderne. Ah les braves gens ! est une galéjade littéraire qui sent le houblon et la rosée matinale sur une campagne improbable, un récit rural décalé qui emprunte les chemins poétiques d’une langue fleurie pour un voyage dans l’absurde.

En 2017, les organisateurs promettait un changement de paradigme afin que le FIBD et le public apprennent « ensemble à étendre [leurs] horizons de lecture ». A la veille de l’ouverture du 46e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême et à la lecture de l’édito de Franck Bondoux, on serait tenté de dire que le festival de référence (ré)invente son futur avec modération : expositions, masterclass, rencontres, concours, spectacles et Grand(s) Prix, le changement annoncé se conjugue dans la continuité.

Il y a dans le nouveau livre de Franz Bartelt un goût savoureux de revenez-y qui ravira les amoureux du verbe imagé et les tenants du polar à l’ancienne comme les partisans d’un humour transgressif plus moderne. Ah les braves gens ! est une galéjade littéraire qui sent le houblon et la rosée matinale sur une campagne improbable, un récit rural décalé qui emprunte les chemins poétiques d’une langue fleurie pour un voyage dans l’absurde.

« Pour moi, Claire Bretécher est aussi importante que Guyotat. Ils sont nés d’ailleurs tous deux la même année » : c’est par ces mots que Christian Rosset a accompagné son hommage, tout sauf une nécrologie, des « notes » écrites en 2014 et publiées dans Éclaircies sur le terrain vague (L’Association), sur son art unique « de tenir à distance tout en touchant au plus près ».

Le monde de la BD peut s’enorgueillir de compter un nouveau héros : Atom Vercorian, détective privé en devenir, casse-cou, séducteur et tenace. Bref, un enquêteur comme on en faisait plus, depuis Gil Jourdan, Marc Jaguar ou Ric Hochet. Mais bien plus qu’une (re)naissance, Atom Agency est un diamant graphique signé Olivier Schwartz et Yann qui a concocté un scénario finaud et des dialogues lettrés que ne renieraient pas Audiard ou Simonin.

Nikita Mandryka nous a quittés, hier. Il était un des derniers “grands” de la bande dessinée française à continuer vaille que vaille, de manière presque clandestine, son chemin. Personnalité marquante de sa génération, associée à Claire Bretécher et Marcel Gotlib, ses complices de l’Écho des Savanes, première mouture, il était le “singulier” de la bande, le seul à pouvoir citer dans la même phrase Jacques Lacan et Placid et Muzo.