Au fil de ses romans, dont le premier paraît chez P.O.L en 2001, Christine Montalbetti nous a habitué.es à nous glisser dans des traditions fictionnelles codifiés : épopée dans L’origine de l’homme (P.O.L, 2002), road novel (roadmovie ?) dans Journée américaine (P.O.L, 2009), western aussi (Western, P.O.L, 2005), ou encore roman du casse misérable et grandiose de ce « papy de la côte normande » qui braqua le casino de Trouville en 2011 (dans la vraie vie) et en 2018 (quand Montalbetti s’empare du fait divers dans Trouville Casino).

Au fil de ses romans, dont le premier paraît chez P.O.L en 2001, Christine Montalbetti nous a habitué.es à nous glisser dans des traditions fictionnelles codifiés. Le dernier roman de l’écrivaine, Mon ancêtre Poisson, ne fait pas exception, et la curiosité romanesque de celle-ci s’aventure cette fois dans le genre, chéri du contemporain. du récit de filiation. Après sa critique du roman, Morgane Kieffer revient sur Mon ancêtre Poisson, cette fois à travers un grand entretien avec son auteure, Christine Montalbetti.

Pour sa troisième édition, Jardins d’hiver est une fois encore placé sous le signe de la transmission avec Jeanne Benameur et Olivier Adam en invités d’honneur, en « écrivains-passeurs » et leurs invités respectifs Thierry Magnier et Laurent Vidal, Arnaud Cathrine et Monica Sabolo.
Rendez-vous à Rennes du 7 au 9 février pour un moment que les organisateurs veulent festif et riche d’échanges.

Sophie Quetteville a lu une grande partie des romans de cette rentrée, elle animera un grand nombre de tables rondes avec leurs auteurs. Elle nous livre ses choix et coups de cœur. Chaque fois, un court résumé et un extrait du texte. Aujourd’hui, Christine Montalbetti, La vie est faite de ces toutes petites choses (aux éditions P.O.L.).

Pour la 3e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour de la littérature et du cinéma. Après avoir questionné les années précédentes la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture et le cinéma selon les perspectives les plus variées possibles : adaptations d’œuvres littéraires au cinéma, expérience d’écrivains réalisateurs, utilisation des techniques de cinéma dans les romans, biopics d’écrivains ; usage du témoignage et de la fiction dans les deux arts…

En 1992, on s’en souvient sans doute, Jean Echenoz nous propulsait dans l’espace avec Nous trois (Éditions de Minuit) en nous secouant un tantinet au passage. Un quart de siècle plus tard, Christine Montalbetti nous propose à son tour d’aller y faire un petit voyage. N’ayons pas peur, allons-y. On ne sera pas déçu.

Le grand éditeur Paul Otchakovsky-Laurens est mort dans un accident de voiture à Marie Galante. Né en 1944 dans le Vaucluse, il avait fait ses armes chez Christian Bourgois puis Flammarion, avant de créer, en 1977, la collection « P.O.L » chez Hachette. Il y publie plusieurs textes de Georges Perec (La vie mode d’emploi en 1978).

À l’occasion de son dixième anniversaire intitulé « Appels d’air », la manifestation des « Littérature : enjeux contemporains » organisée par La Maison des écrivains, à l’initiative de Sylvie Gouttebaron et Dominique Viart, se place sous le signe de l’ouverture, de l’exploration, et de l’invention. Diacritik en sera l’un des invités ce samedi lors d’une table ronde au théâtre du Vieux-Colombier en compagnie des revues Vacarme et En Attendant Nadeau pour discuter, avec Alain Nicolas, du désir de revue aujourd’hui.

Emmanuel Macron aime lire. On connaissait déjà son goût pour la mythologie grecque antique, voilà qu’il dégaine à présent son amour du romanesque, dans un entretien à la Nouvelle Revue Française (pas moins). Son amour, ou plutôt celui qu’éprouve le « peuple français », épris d’aventures hautes en couleurs, de drame, voire d’un certain sens du tragique qui met en valeur les contrastes et exacerbent les émotions.

Je suis sans voix. Comme des milliers de lecteurs, et comme tant d’autres auteurs. Puisque le temps a choisi de s’arrêter aujourd’hui, avec la cruauté que l’on sait, je prends sans attendre le parti d’écrire, incapable d’agir autrement, et impatient déjà de retrouver les mots qui me liaient à lui.

Au bout du conte © Ch. Marcandier
Au bout du conte © Ch. Marcandier

Le dimanche 20 mars, à Livre Paris, Michael Cunningham — à peine sorti de son entretien pour Diacritik — retrouvait Nathalie Azoulai pour une rencontre autour et « au bout du conte », animée par Sophie Quetteville. L’un comme l’autre ont récemment publié ce type de récit : Michael Cunningham voit paraître en France Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants, et puis… et Nathalie Azoulai a participé à un recueil collectif, Leurs contes de Perrault, proposant sa version de Cendrillon ou le petit gant de soie.

« J’entretiens un rapport assez distant à la mélancolie » confiait, il y a quelques semaines, Paul Otchakovsky-Laurens à la sortie de son film Éditeur, alors considéré comme reviviscence d’un homme et désormais, depuis cet accident de voiture qui lui ôté la vie en Guadeloupe cette nuit, à tenir comme son lumineux et confiant testament.

Non content d’enseigner la littérature, d’en être le passeur inlassable sur Diacritik, Johan Faerber la théorise dans ses livres, comme dans son Proust à la plage qui paraît aujourd’hui chez Dunod. Récit intime et passionné de la vie de Marcel Proust, soit « la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie, par conséquent, réellement vécue » (Contre Sainte-Beuve), en lien constant avec l’écriture et la lente et têtue genèse de la Recherche, ce Proust s’offre comme un « roman critique ».
L’occasion d’inverser les rôles et de soumettre notre initiateur de grands entretiens à la question.

À l’origine du roman de Laurent Mauvignier, une date, le 11 mars 2011, celle d’un tsunami qui a ravagé les côtes du Japon. Les regards de tous les habitants de la planète convergent vers l’archipel, l’information continue est en boucle, déferlante d’images, témoignages, dévastation. La catastrophe nous a sans doute, comme toutes ces grandes dates qui trouent la linéarité du quotidien, donné le sentiment de vivre en un seul et même lieu : non plus des pays, des villes, des espaces marqués par des frontières mais une planète, la Terre.