À l’envers la mer dans le roman de Marie Darrieussecq, à l’envers ceux qui tentent d’y (sur)vivre, à l’envers nos espoirs et nos repères. Qui serait un héros aujourd’hui ? « We can be heroes, just for one day », chantait David Bowie, en exergue du livre, une chanson qui revient au cœur du roman, Bowie qu’on écoutait sans savoir « ce que ça voulait dire ». On avait beau « traduire mot à mot, non », on ne savait pas alors. « Le plafond tournait », comme la planète. Mais rond, vraiment ?

À l’envers la mer dans le dernier roman de Marie Darrieussecq, à l’envers ceux qui tentent d’y (sur)vivre, à l’envers nos espoirs et nos repères. Qui serait un héros aujourd’hui ? « We can be heroes, just for one day », chantait David Bowie, en exergue du livre, une chanson qui revient au cœur du roman, Bowie qu’on écoutait sans savoir « ce que ça voulait dire ». On avait beau « traduire mot à mot, non », on ne savait pas alors. « Le plafond tournait », comme la planète. Mais rond, vraiment ?

« Un livre rigolo sur les tampons fantaisie » : c’est ainsi que le tampographe Sardon présente Chroniques de la rue du Repos (Flammarion), livre « bordélique » comme l’est son atelier et le coin de ville qu’il évoque dans les textes qui rythment les pages. Les tampons ici ne sont pas seulement des objets mais bien « des lubies » qui « prennent la forme de tampons encreurs », et plus encore que des lubies, une manière d’être au monde qui se donne à lire dans les chroniques des moments de vie et scènes décapantes.

Il y a dans le rapport à l’archive une « façon passionnée de construire un récit, d’établir une relation au document et aux personnes qu’il révèle », écrivait Arlette Farge dans Le Goût de l’archive (1989). Ainsi de deux valises fermées, en couverture et 4e de couverture du livre d’Albert Dichy : le livre déploie les archives de Jean Genet comme si nous ouvrions nous-mêmes ces valises, à défaut de voir ces documents exposés à l’Abbaye d’Ardenne en ces mois où la culture semble interdite — au moins au sens de stupéfaite d’être ainsi dérobée au public dans tout ce qui fait d’elle un espace de rencontres, de dialogues, du vivant.

La voix résonne dans le casque. The return of the Thin White Duke. La voix est à la fois présente et absente, détachée, ailleurs. Throwing darts in lovers’ eyes. David Bowie est décédé le 10 janvier 2016. Pourtant sa voix est toujours là, au présent, lançant des fléchettes dans les yeux des amants. It’s too late to be grateful, it’s too late to be hateful. Comment la voix d’un mort peut-elle exister ? Voix après la mort ? Voix vivante d’un mort ? Et qui est mort si la voix est toujours là ?

Les deux premiers volets de l’autobiographie vivante de Deborah Levy, tout juste parus aux éditions du Sous-Sol dans une traduction magistrale de Céline Leroy — Ce que je ne veux pas savoir et Le Coût de la vie — viennent de remporter le Prix Femina étranger 2020. Un prix plus que mérité, récompensant une œuvre majeure et une autrice que, nous l’espérons, les éditions du Sous-Sol contribueront à faire découvrir, plus largement encore, au lectorat français. Diacritik republie la critique que Christine Marcandier avait consacré aux livres il y a quelques semaines.

Confusions est extrait du prochain album des Psychotic Monks, dont la sortie est annoncée pour le 29 mars. Après un premier album très réussi et une série de concerts qui ont suscité de nombreux enthousiasmes en France et à l’étranger, The Psychotic Monks apparaît aujourd’hui comme un groupe dont on attend les productions. Confusions confirme que cette attente n’est pas infondée.

Les débats sur l’autofiction font rage en cette rentrée littéraire 2020 : écrire sur soi, depuis soi, affirmer ne pas mentir et pourtant en partie cacher ou inventer, est-ce faire œuvre littéraire ? (Qui penserait à la polémique Yoga viserait juste). La question est vaine, en soi, et elle tombe d’elle-même quand on lit les deux premiers volets de la Living Autobiography de Deborah Levy, tout juste parus aux éditions du Sous-Sol, dans une traduction magistrale de Céline Leroy : Ce que je ne veux pas savoir et Le Coût de la vie.