Nous connaissons tous certain lecteur lettré qui, lorsqu’on lui parle de Tolkien, n’est ni méprisant ni hautain envers cet auteur un peu étrange dont il reconnaît volontiers la qualité sans pareille ; il est possible et même probable qu’il ait un vague souvenir un peu aimable du Seigneur des Anneaux ou du Hobbit, qu’il a dû lire, peut-être en ses jeunes années ; mais il s’est sans doute arrêté là, peut-être parce que son goût a délaissé ses rivages au fur et à mesure qu’il s’est formé, et si le souvenir aimable et distant persiste, il n’a pas relu Tolkien ni découvert le reste de son œuvre, et ne compte pas le relire davantage : il a d’autres chats à fouetter, d’autres livres à découvrir, d’autres œuvres à arpenter. Que ce lecteur-là soit détrompé, qu’il soit même dédouané de toute culpabilité de ne pas l’avoir lu s’il a la curiosité de s’y plonger aujourd’hui ; car disons ensemble à ce lecteur – il va écarquiller les yeux et crier peut-être à l’imposture, peut-être, mais prenons le risque – que le Silmarillion est une œuvre aussi importante que La Recherche du temps perdu (ce n’est peut-être pas un hasard si le spécialiste français de Tolkien, Vincent Ferré, a d’abord travaillé sur Proust).

Depuis Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes (2016), La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank (2018) et Le bruit des tuiles (2019), Thomas Giraud s’attache à saisir des vies étonnantes, pensées comme des œuvres et doublement placées sous le signe d’une figure — un homme, un rapport à l’espace. Avec Bas Jan Ader, paru en août, vient à la fois parachever et déployer l’entreprise romanesque générale : à travers l’artiste hollandais, c’est une poétique de l’apparition/disparition qui trouve chair et forme, une poétique de la chute comme « état d’être au monde » (René Char).

Le 17 octobre 1961, pour protester contre le couvre-feu imposé aux seuls immigrés maghrébins, en particulier Algériens, une manifestation est organisée à Paris. L’Etat français réprime cette manifestation par la violence et dans le sang : arrestations, coups, meurtres perpétrés par la police française. Le slogan le plus scandé lors de la commémoration de cet après-midi qui a eu lieu à Paris est : « ouvrez les archives! ». Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec la riche revue Graminées qui, avec force, promeut les nouvelles.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec dynamique revue Le Coquelicot.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec Victoria Nguyen Cong Duc de l’inventive revue Hurle-Vent.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec Joël Cornuault, maître d’œuvre de la très belle revue Des Pays habitables.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec la dynamique et inventive revue Débuts.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec l’équipe de Marteloire autour de leur énergique et formidable travail. On les adore.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Entretien avec Xavier Kawa-Topor, directeur éditorial et membre du comité de rédaction de la remarquable revue Blink Blank.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de Yannick Kéravec et Hugo Pradelle, organisateurs de cet événement clef dans la vie des revues. L’occasion pour Diacritik de les interroger sur la remarquable programmation de cette année placée notamment sous le signe de la résistance critique et de la vivacité.

Le blizzard, ce vent du Grand Nord, accompagné de tourmentes de neige dit la définition, est le cadre de tourmentes d’existence des personnages de Marie Vingtras et d’une scénographie originale, efficace et captivante. Parvenir à rendre aussi intensément le vécu de quatre personnages principaux et d’une pléiade de personnages secondaires par la succession de monologues qui se côtoient sans jamais devenir dialogues est une performance qu’on ne peut que saluer et savourer. D’où le désir d’entrer dans cette construction remarquable pour en comprendre la virtuosité.