Les Mains dans les poches : Hélène Gaudy, Un monde sans rivage

Hélène Gaudy, Un monde sans rivage © DK

Été 1930 : les vestiges d’une expédition polaire de 1897 refont surface sur l’île Blanche, dans le Svalbard. Salomon Auguste Andrée, Knut Fraenkel et Nils Strindberg avaient alors tenté d’atteindre le pôle Nord en ballon et avaient mystérieusement disparu. Hélène Gaudy sonde cette énigme dans un roman depuis les traces documentaires du moment — négatifs photographiques, journal de l’expédition — et les rêveries nées de ces éléments factuels, dans un récit qui interroge l’effacement, l’aventure (du et) des sens, l’enquête comme porte de glace qui nous sépare de la fiction. À livre exceptionnel, large couverture du roman dans nos colonnes lors de sa sortie en grand format, trois articles et entretien que Diacritik vous propose de retrouver alors qu’Un monde sans rivage sort en poche chez Babel.

Christian Rosset nous a offert une exploration en cinq carnets de notes comme autant d’approches concentriques du roman. Son article est à retrouver ici.

Laurent Demanze a proposé une lecture de la géographie comme enquête et de l’écriture comme « puissance d’altération ». Son article est là.

Enfin, Johan Faerber a mené un grand entretien avec Hélène Gaudy, entrée dans la fabrique du livre comme dans sa poétique. Il peut être lu en suivant ce lien.

Hélène Gaudy, Un monde sans rivage, Actes Sud Babel, août 2021, 320 p., 8 € 70 — Lire un extrait