Dominique Kalifa, hommage

Dominique Kalifa ©️ Emmanuelle Marchadour, 2013

Dominique Kalifa s’est donné la mort, le 12 septembre 2020, après un élégant et glaçant « au revoir » à celles et ceux qui le suivaient sur Twitter et Facebook, nous laissant face à son œuvre immense d’historien du crime, même s’il est difficile de réduire l’ampleur de ses recherches et publications à cette seule dimension. Il nous laisse, nous qui fûmes ses collègues et pour certains ses étudiants, ses amis, avec nos souvenirs désormais douloureux de son énergie et ses enthousiasmes, sa passion du rock, son insatiable curiosité. Il nous laisse avec ses livres qui demeureront, qui sont des repères indispensables dans l’histoire culturelle d’un long dix-neuvième siècle. Diacritik a consacré de nombreux articles à son travail, scientifique comme plus médiatique (chroniques dans Libération depuis 30 ans, émissions de radio, de télévision). Vous pourrez retrouver ici des articles consacrés à « Faits divers à la une », exceptionnelle série sur Arte, de Violette Nozière à Lady Di. Ici plusieurs articles sur le magnifique livre qu’il avait publié avec Philippe Artières, Vidal tueur de femmes, un texte qui dit beaucoup de sa manière de lire et transmettre l’histoire, depuis ses supposées marges et ses archives, comme l’écrivait Christine Marcandier. « Voici de l’histoire pure », pour citer Laurent Demanze.

Diacritik s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches et amis, de ses collègues et étudiants. Au revoir, cher Dominique, notre peine est immense.