Entre l’intervention en Syrie, les mouvements des cheminots, des étudiants et des professions de justice, on ne s’étonnera pas du peu d’échos provoqué par une manifestation de professeurs de Sciences Économiques et Sociales. Les slogans scandés sous les fenêtres du Ministre de l’Éducation auront à peine été relayés par la presse, tout au mieux attentive à la volonté de « réécrire les programmes ».

Après Majorité opprimée, 2010, premier court métrage d’Eléonore Pourriat, la réalisatrice reprend le thème de l’inversion du genre pour Netflix à travers son premier long : Je ne suis pas un homme facile. Sujet déjà traité dans La Pomme d’Adam de Jérome Genevray (2008) ou encore dans Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf (2014), à l’image de White man (1995) de Desmond Nakano, ces films proposent le procédé simple mais efficace de l’inversion des rôles afin de dénoncer l’oppression du genre ou des ethnies.

Le pays d’où l’on ne revient jamais, de Julien Thèves, pourrait être lu comme un livre de souvenirs, centré sur un narrateur-sujet et ses émotions, ses sentiments. Semblent y  être réunis les ingrédients du roman familial : le père, la mère, l’enfance, les souvenirs d’enfance, un moi qui souffre, etc. Il s’agit pourtant d’autre chose, d’une écriture dont le souvenir n’est pas l’objet, pas plus que le moi. Le livre de Julien Thèves est un livre du temps, de la contemplation du temps et de la vie, un livre où le temps existe en tant que contemplé et occasion d’une vie contemplative.