C’est en avisant le calendrier des grèves SNCF qui trône fièrement depuis un mois sur mon bureau que je me suis rendu compte qu’avril arrivait à son terme sans crier gare. Mois versatile, tant il souffle le chaud et le froid, remisant l’hiver durant une semaine au moins, avril fait rapidement oublier le manteau blanc de février et les frimas de mars au profit d’un printemps voire d’un été précoce, voyant arriver les premières sur-vestes demi-saison, le retour des chemisettes à carreaux Vichy et les rhumes allergiques dont les médias font annuellement tout un foin.