Wendy Guerra (DR)

Un dimanche de révolution, cinquième roman de Wendy Guerra traduit en français, s’articule autour d’une triple question identitaire : qu’est-ce qu’être une femme ? qu’est-ce qu’être écrivain aujourd’hui ? qu’est-ce qu’être Cubaine ? chacune de ces interrogations devant, bien sûr, être entendue comme indissociable des deux autres. Wendy Guerra est une virtuose du croisement de territoires qu’ils soient génériques, géographiques ou artistiques, en proie à ce que sa narratrice nomme « la maladie de Cuba, qui consiste à faire atterrir une réalité dans l’autre ».
Diacritik a rencontré Wendy Guerra la semaine dernière pour un grand entretien, traduit de l’espagnol par son éditrice française, Juliette Ponce, qui nous explique également pourquoi elle a été séduite par ce roman.

Alice Zeniter (DR)

L’Art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion) est un pavé de plus de 500 pages dont on se demande, après les premières pages, comment on va en venir à bout, tant ce qui est raconté nous est familier. Et pourtant on y parvient grâce à une accélération du récit dès la seconde partie du roman et à l’envie de discuter avec la romancière de ses choix et de ses objectifs ; l’envie aussi de ne pas en rester aux phrases toutes faites qui accompagnent les notes de lecture, dans la « bien-pensance » sur la guerre d’Algérie. L’Art de perdre est un roman conséquent, une fiction qui fait des choix et qui n’a pas la prétention – je le crois en tout cas – de dire « la vérité » sur la guerre d’Algérie mais d’en sonder un pan et de transmettre une partie d’un vécu historique.