Ce soir, 5 avril 2017, l’émission Le téléphone sonne, sur France Inter, s’interrogeait sur la place de la culture dans la campagne présidentielle, avec une question en guise de titre : « La culture, grande absente de cette campagne présidentielle ? » Je ne parlerai que d’un point, mais d’un point majeur, comme l’ont admis les trois invités de l’émission : l’éducation artistique. L’importance de la chose fait tellement consensus qu’il importe peu de préciser qui, de Jean-Jacques Aillagon, Patrick Bloche et Hervé Gaymard, soutient quel candidat.

En décembre 2013, le supplément du dimanche El Pais Semanal commande à Guillermo Abril et Carlos Spottorno une série de reportages sur les frontières européennes. Trois ans plus tard, avec comme matériau près de 25000 photographies et 15 carnets de notes, sort en librairie La Fissure. Documentaire inédit dans sa forme et terrible dans son propos, La Fissure raconte, de l’Afrique à l’Arctique la misère, les destins brisés des migrants, la montée des nationalismes, les exodes et analyse les causes et les conséquences de la crise d’identité que connaît l’Europe au XXIè siècle.

 

Eiríkur Örn Norđdahl

Peut-être l’œuvre d’Eiríkur Örn Norđdahl est-elle tout entière centrée sur la notion de temps, indissociable d’une entreprise romanesque, bien sûr, ici élevée en prisme de toute saisie du monde, des hommes et du rapport entre le premier et les seconds.
Après Illska Le mal, une analyse aussi percutante que provocatrice du rapport entre l’Holocauste et nos dérives contemporaines, les éditions Métailié publient Heimska, la stupidité, dans une traduction d’Eric Boury, dystopie de la surVeillance, « dystopie ou probablement cauchemar ».