Pour la 3e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour de la littérature et du cinéma. Après avoir questionné les années précédentes la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture et le cinéma selon les perspectives les plus variées possibles : adaptations d’œuvres littéraires au cinéma, expérience d’écrivains réalisateurs, utilisation des techniques de cinéma dans les romans, biopics d’écrivains ; usage du témoignage et de la fiction dans les deux arts…

Kant

Un philosophe d’envergure ne saurait entrer dans une classification, ni dans une cour d’école. En raison de quel mystère Kant serait-il un philosophe qui se laisserait réduire à « l’idéalisme », au « phénoménisme », au « criticisme » ou que sais-je comme autre catégorie pédagogique pour en clarifier le débordement inquiétant ? Qui ne saurait voir la faille entre les trois Critiques se tournant pour ainsi dire le dos, dans une danse des facultés qui frisent l’antinomie, le paralogisme ?
Kant ne serait pas « réaliste » alors que justement il fait descendre le poids du jugement dans le réel. Il suit un caméléon miré dans les fruits de l’expérience. Kant serait-il hors réalité pour contester, comme il le fait, le « réalisme des Idées » ? Qu’importent toutes ces nomenclatures laborieuses, ces mises à l’examen scrupuleuses sachant que la philosophie n’a pas de noms. Ce sont là de pauvres catégories qui ne laissent rien transparaître d’une pensée.