ob_06fe16_joanakhalil

L’exposition de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige qui est proposée au Jeu de Paume tourne autour de l’histoire du Liban et plus précisément, en lien avec cette histoire, du rapport entre l’archive et l’imaginaire.

L’histoire produit des traces – plus ou moins durables – et repose sur des archives qui recueillent et organisent ces traces, en font l’occasion d’un récit. Au Liban, ces traces sont particulièrement présentes, visibles partout, constitutives, et la production du récit à partir d’elles est constante, supportant aussi bien les discours politiques que les rapports sociaux et les subjectivités.

Marie de Quatrebarbes
Marie de Quatrebarbes

Il y a un tir, la couleur de ce tir et l’effroi qui l’a libéré, qui le diffuse lentement et, dans la couleur de ce tir, comme une infiltration où quelque chose de plus fort se décroche et parvient au-devant de son terme. Ce terme, qui n’est pas tenu d’aboutir quand bien même il serait visé, n’est que début ou chancellement quand la couleur surgit et quelque chose s’obscurcit, s’efface et surgit à nouveau dans une exclamation de pur effroi et la couleur, devenant effroi à son tour par contagion, gagne le corps au point où le corps se soumet et s’abjure et se vend au plus offrant, se déshabille et s’agenouille face contre terre.

A bout de souffle

Festival de Cannes 1996… Michael Cimino présente ce qui restera comme son dernier film, Sunchaser, au cours d’une des projections les plus tristes de l’histoire du festival. Après une suite d’échecs commerciaux puis artistiques, la sélection en compétition peut relancer le réalisateur. Ce qui devrait être un événement passe en fait inaperçu et, vu la qualité du film, c’est une chance : Cimino ne fait plus de bons films et ne fait même plus scandale.

(La première partie de cet hommage peut être lue ici)