Marguerite DurasLes 2 et 4 juin derniers, on pouvait assister à la mise en scène d’une pièce de Léna Paugam Et, dans le regard, la tristesse d’un paysage de nuit d’après le texte de Marguerite Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs, d’où cette phrase est extraite. Cela se passait à l’Espace Centquatre à Paris, à l’occasion du Festival « Impatience », une manifestation qui en est déjà à sa huitième édition – dans une collaboration qui voit le Centquatre associé à La Colline Théâtre National et à Télérama – et qui se propose de mettre en lumière le théâtre émergeant de jeunes artistes prometteurs.

Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Patrick Varetz

Je peux crier, sans savoir pourquoi je crie, sans douleur réelle. J’attends d’être seul, et j’extrais du corps ce long hurlement jusqu’à l’entendre. Je rentre chez moi en catastrophe, et je me réfugie dans le salon, à la fin de l’après-midi, avec ce besoin imminent d’exploser. Un instant, je demeure là, comme abandonné, incapable de m’asseoir. Je ne forme aucune pensée, et aucun grief contre l’existence, mais je laisse échapper cette plainte animale.