Interview imaginaire de Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic

Quelques jours avant que ne commence la coupe d’Europe des nations de football, surnommée de façon significative l’Euro puisque cette compétition engendre beaucoup de profits financiers, l’envoyé spécial de Diacritik aurait rencontré l’ex-attaquant du PSG, Zlatan Ibrahimovic, sur l’îlôt de Clipperton où il était parti se ressourcer parmi les siens. Monarque auto-proclamé (« arrivé comme un roi et parti comme une légende »), on pensait davantage à la phrase de Pierre Dac, « parti de rien et arrivé à pas grand’chose », c’est la raison pour laquelle il semblait nécessaire de rencontrer ce nouveau roi-soleil serbo-suédois. Par Jean-Louis Legalery.

Vous avez déclaré, il y a quelques mois, que la France était un « pays de merde » et vous affirmez désormais que vous aimez la France. Est-ce que l’on peut en conclure que maintenant vous aimez la merde ?

ZI : Tu as de la chance petite larve que Zlatan n’ait pas ses crampons avec lui, sinon il te massacrerait, mais Zlatan, dans son immense bonté, va t’épargner et t’informer qu’il a remis la France sur la carte du football.

Mais la France est bien placée sur la carte du football, demi-finaliste de la coupe du monde en 1958 et 1982, vainqueur en 1998, vainqueur de « l’euro » en 1984 et 2000, qu’est-ce que la Suède a gagné pendant ce temps-là ?

ZI : Pose ta question suivante petit insecte !

Bien avant votre arrivée, le PSG a atteint, par deux fois le niveau des demi-finales de coupes européennes et, en 1996, a même remporté la coupe des coupes désormais appelée Europa League.

ZI : Le PSG a commencé à exister avec Zlatan, avant il n’y avait rien…pas même le verbe…

Pendant de nombreux matches de Ligue 1, on vous a vu marcher sur le terrain, alors que vos co-équipiers couraient à s’époumoner dans tous les sens, comment expliquez-vous cela ?

ZI : Le talent de Zlatan est immense, il lui suffit d’un trait de génie, alors que les autres ont beaucoup de mal et doivent travailler en permanence, tous ne sont pas égaux sur le terrain, mais Zlatan apporte la lumière.

Cependant, vous semblez avoir brillé en Ligue 1, qui est devenue très faible, mais vous n’avez jamais rien prouvé dans les compétitions européennes, telles que la Ligue des Champions, comment expliquez-vous cette évidence ?

ZI : La Ligue des Champions n’est pas organisée pour reconnaître l’incroyable talent de Zlatan, c’est une injustice planétaire que tous les spécialistes internationaux du football ont vue, sauf toi petite larve.

En quatre ans à Paris vous n’avez fait aucun effort pour apprendre et parler le français, allez-vous, maintenant que l’on vous annonce à Manchester United, apprendre l’anglais puisque celui que vous parlez ressemble plutôt à celui de Yasser Arafat et celui de Jacques Delors ?

ZI : Tu m’agaces avec tes questions, Zlatan ne sait pas dans quels clubs jouent cet Arafat et ce Delors, Zlatan n’a jamais joué contre eux et n’a jamais entendu d’interviews d’eux, ce qui prouve que ce sont des petits joueurs qui n’ont pas la classe de Zlatan.

Vous avez bientôt 35 ans, signer dans un grand club comme Manchester United est un risque, n’aurait-il pas été plus sage d’opter pour le championnat du Grand Duché du Luxembourg, où, là, vous seriez l’empereur sans aucun doute ?

ZI : Zlatan est bon et généreux, mais il ne peut pas aider à remettre tous les pays inconnus sur la carte du football, c’est trop de travail. Et cette histoire de douche, Zlatan ne comprend pas. Tu ne parles pas très bien anglais.

Vous avez un contrat publicitaire avec Volvo, au vu de vos performances récentes n’aurait-il pas été plus sage de relancer la marque automobile de l’ex-Allemagne de l’Est, Trabant ?

ZI : C’est normal que Zlatan aide un peu une marque suédoise puisqu’il est le roi.

Mais c’est Carl XVI Gustav, le roi.

ZI : Tu m’agaces encore avec des inconnus.

Le football est un sport collectif qui est fondé sur la solidarité et l’esprit collectif et qui est incompatible avec l’individualisme et le culte de la personnalité, qu’en pensez-vous ?

ZI : Zlatan ne comprend pas ce que tu lui racontes. Dans le football il y a Zlatan et il y a la foule misérable de tous les autres. Ton bateau va partir, dépêche-toi Zlatan t’a suffisamment éclairé.