Capture d’écran 2016-05-24 à 07.17.49

Au mois d’août 2015, le quotidien britannique The Guardian a publié un classement intéressant, pittoresque et forcément subjectif de ce qu’il considère être les cents meilleurs romans de tous les temps. La particularité est, en l’occurrence, qu’il s’agit évidemment et exclusivement des publications faites par des auteurs de langue anglaise, quelle que soit leur nationalité ou leur origine et quelle que soit l’époque.

Cette deuxième partie va de la charnière entre dix-neuvième et vingtième siècle, avec The Sign of the Four (26) d’Arthur Conan Doyle (1890), et s’étend jusqu’en 1925 et Mrs.Dalloway (50) de Virginia Woolf. 

Pierre Terzian3C’est une lettre, écrite à Montréal, datée du 1er décembre dernier. Ou plutôt une adresse à ces « Messieurs » qui « ce Vendredi 13 » l’ont et nous ont « touché en plein cœur ». Un texte qui n’est ni vers ni prose, dans un entre-deux du temps et de l’espace, un « je » interpelle un « vous ». Ce n’est ni une confession, même si le « je » fait retour sur sa vie — « je suis né au Lilas, en France, près de Paris. / J’ai grandi à Issy-les-Moulineaux. / Une banlieue moyenne où la classe moyenne prolifère. / Quand j’étais petit mon meilleur ami s’appelait Karim. / Je vis aujourd’hui à Montréal. » — ni un récit, ni un texte frontalement politique mais tout cela à la fois, dans la balance incertaine d’un temps suspendu par un Vendredi 13, novembre bien sûr, tous nous avons ce mois en tête, inutile de l’expliciter.