51+zUm5N5VL._SX327_BO1,204,203,200_Mary Beard est professeur à l’université de Cambridge. Elle est considérée, au Royaume-Uni, comme une référence, si ce n’est la référence, dans le domaine de la Rome antique. C’est une figure universitaire connue, reconnue et respectée, que rien ne prédestinait à se spécialiser dans la chasse aux trolls, ces insupportables et ignares provocateurs de l’Internet et d’ailleurs qui font trois petits tours, trois petites insultes et puis s’en vont, mais il ne fallait pas l’agacer Mary Beard, c’est comme disent les Grands-Bretons, some woman! 

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« En de nombreux domaines l’excès d’ambition est critiquable, mais non pas en littérature. La littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre. Il faut que les poètes et écrivains se lancent dans des entreprises que nul autre ne saurait imaginer si l’on veut que la littérature continue de remplir une fonction. Depuis que la science se défie des explications générales, comme des solutions autres que sectorielles et spécialisées, la littérature doit relever un grand défi et apprendre à nouer ensemble les divers savoirs, les divers codes, pour élaborer une vision du monde plurielle et complexe ».

Tel est le programme infini qu’Italo Calvino fixait à la littérature dans ses Leçons américaines, la « multiplicité » qu’il appelait de ses vœux. Telle est l’ambition démesurée du premier (!) roman de Zia Haider Rahman, affichée par cette citation de Calvino en exergue du chapitre 11 de A la lumière que nous savons, de ces livres rares que la critique journalistique qualifie parfois de « classique instantané », un terme qui lui irait en l’occurrence comme un gant s’il n’échappait pas à toutes les tentatives de définitions.

Albert Cohen - Luz

« Un enfant juif rencontre 
la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant. »

[Albert Cohen]

En adaptant Ô vous, frères humains d’Albert Cohen, Luz montre combien la haine est atemporelle et sans limite, et se nourrit de la folie des hommes jusqu’à la déraison de ceux qui en sont victimes. Luz signe un livre prégnant d’humanité, véritable cri surgi du passé mais ô combien et malheureusement toujours d’actualité.

Zoo project
Zoo project

Machines de guerre urbaines, coordonné par Manola Antonioli, rassemble des contributions d’architectes, de philosophes, d’artistes autour de questions relatives aux nouvelles façons de penser et de vivre les espaces urbains contemporains. A partir d’un concept inventé par Gilles Deleuze et Félix Guattari, cet ouvrage analyse ce qui s’invente autour des problématiques urbaines actuelles dans des domaines et selon des modalités très divers : architecture, agriculture urbaine, guérilla végétale, art, tiers lieux, urbanisme, etc.