Promesses

Capture d’écran 2015-10-13 à 07.25.39« Quelle belle arrière-saison ! » m’a-t-on dit ce matin, moi qui n’aime que celle de Philippe Besson…

41LNwaEmzeL._SX302_BO1,204,203,200_Certains livres laissent en vous comme une petite musique, une rengaine lancinante des pages maintes fois parcourues… On y retourne avec une envie irrésistible de se retrouver là, dans ce café, à Chatham, à boire pour la vingtième fois un martini blanc à côte de Louise, qui sourit et qui l’attend. Norman, l’amant, qui viendra quand il aura fini ce qu’il aura à faire… Elle l’espère. « Donc, au début, elle sourit. ». A la promesse d’une nouvelle saison ?

indexLes promesses… Celles d’Amanda Sthers et d’Alexandre, à qui un grand-père toscan a tout promis : le soleil, le bonheur, l’amour.. Et qui, inévitablement ne saura les tenir, ravageant au passage les quelques femmes qui auront traversé sa vie. J’aime cette doucereuse et amère dolce vita, ces combats intimes, comme dans ce Tango en bord de mer, merveilleusement mis en scène par Patrice Kerbrat dans la pièce éponyme de Philippe Besson reprise au Théâtre Montparnasse.

Alors, arrière saison d’été ou avant saison d’hiver : espoir d’une nouvelle à venir ou nostalgie d’une passée ?

Un tango en bord de mer au Théâtre du Petit Montparnasse jusqu’au 15 novembre et Philippe Besson, Un tango en bord de mer, Julliard, 2014, 76 p. 9 €
Philippe Besson, LArrièresaison, Julliard, 2002, 191 p, 16 € 60 et 10/18
Amanda Sthers, Les Promesses, Grasset, 2015, 306P, 19 €

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