Tout l’été, la France, jamais repue de rebondissements que seule la presse sait lui offrir, a vécu au rythme cacochyme puis bientôt haletant d’un feuilleton pour le moins surprenant : Michel Houellebecq, sa vie et encore sa vie, objet d’une série d’articles d’Ariane Chemin dans Le Monde. Pourtant vite, loin de se féliciter de la publicité ainsi faite à son œuvre, le romancier juge contre toute attente la méthode de la journaliste déplacée, inutile, dangereuse sinon sans objet. Via une dépêche AFP, l’homme finit même par lancer qu’il « emmerde » Le Monde. Il n’en faut pas plus aux journalistes et à la presse pour s’emparer de l’affaire, en faire une affaire, prendre le parti de l’écrivain, l’homme du roman, l’unique écrivain français médiatisé contre les méthodes d’investigation de la journaliste et biographe ou au contraire de défendre le droit à savoir de la presse contre les prétendues réserves de l’écrivain. Dans les deux cas, se dit à nu une intense querelle qui en dit long malgré elle sur la place de la littérature dans nos sociétés, sur la figure de l’écrivain et sur Houellebecq lui-même.

capture-d_ecc81cran-2015-07-02-acc80-09-02-10Suite de l’exploration d’un Intérieur, parti-pris des choses — cet appartement que Thomas Clerc expose, dévoilement d’une intimité, « possiblement imaginaire, possiblement réelle » : « Quel est celui d’entre nous qui, dans de longues heures de loisirs, n’a pas pris un délicieux plaisir à se construire un appartement modèle, un domicile idéal, un rêvoir ? » (Poe, Philosophie de l’ameublement).